Bonjour, nous somme le 22/09/2017 11:02:17 Passez une agréable journée.

 

l'alsace 

 

L'Alsace

Alsace par Nicolas Dürr 

Dans le Bas-Rhin, on trouve d’abord Strasbourg, capitale régionale, ville grande ouverte sur l’Europe, à commencer par l’Allemagne voisine. Autour, les premiers villages d’opérette et, au sud-ouest, le Kochersberg. Au sud, le Ried, réserve naturelle humide.
À Marlenheim, sur les contreforts des Vosges, débutent les premiers villages de la route des Vins. Nichés dans des vallons au climat privilégié, vignobles placés sur les pentes les plus ensoleillées, ils prennent le soir des teintes or.
Au nord du Bas-Rhin s’étendent les vieux pays : Alsace Bossue, Outre-Forêt, pays de Hanau. Le parc naturel régional des Vosges leur permet de se partager le titre prestigieux accordé par l’Unesco de Réserve mondiale de la biosphère. De cols, il en est question dans les Vosges moyennes, une Alsace très différente.

Dans le Haut-Rhin, on trouve tout ce qui fait l’identité alsacienne, à commencer par Colmar, la plus alsacienne des villes d’Alsace, célèbre pour sa « Petite Venise ».
Colmar
De Colmar, on ira flâner sur la route des Vins d’Alsace. On découvre une succession de villages fortifiés et colorés, hors du temps.
Ces « petites villes » d’Alsace aux allures de contes de fées sont éparpillées au pied des douces collines vosgiennes. Les Vosges montent la garde, dans un arrière-pays couvert de sapins, hérissé de ruines de châteaux forts perchés sur des nids d’aigle et dominant la plaine du Rhin.
De belles vallées s’enfoncent dans ces montagnes, comme celle de Munster, célèbre pour son fromage et ses fermes-auberges d’altitude.
L’extrême sud du Haut-Rhin nous mène dans le Sundgau et son proche voisin, le Jura alsacien. Pas de vignes, moins de touristes, des décors sauvages où alternent collines et vallons verdoyants.

 

Carte d'identité de l'Alsace
Strasbourg

Superficie : 8 280 km², soit 1,5 % de la métropole.
Préfecture régionale : Strasbourg.
Préfectures départementales : Colmar, Strasbourg.
Population : 1 880 000 habitants. 
Densité : 214 hab./km².
- Principaux secteurs d'activité : métallurgie, matériaux de construction, chimie, papier et carton, textile, viticulture, automobile.
Exportations : 1re région exportatrice/hab. du pays.
Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : depuis 1988, la « Grande Île » qui constitue le centre historique de Strasbourg est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. La place forte de Neuf-Brisach fait partie des fortifications Vauban inscrites en 2008.

Bas-Rhin

Superficie : 4 755 km².
Population : 1 113 207 habitants.
Densité : 230 hab./km².
Préfecture : Strasbourg (260 000 habitants).
Sous-préfectures : Haguenau, Sélestat, Saverne, Molsheim, Wissembourg.

Haut-Rhin

Superficie : 3 525 km².
Population : 764 100 habitants.
Densité : 200 hab./km².
Préfecture : Colmar (67 160 habitants).
Sous-préfectures : Mulhouse, Altkirch, Guebwiller, Ribeauvillé, Thann.
Point culminant : le Grand Ballon (1 424 m).

  

Infos pratiques en Alsace

Adresses utiles

- Maison de l'Alsace : 39, avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Métro : Franklin-D.-Roosevelt. Tél. : 01-53-83-10-10. Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 20h et le samedi de 11h à 17h. 
C’est quasiment l’ambassade d’Alsace à Paris. Toute l’information touristique avec une équipe expérimentée et une riche documentation. Également une petite librairie régionale. Siège de l’Association générale des Alsaciens et Lorrains de Paris. Enfin, au rez-de-chaussée, un restaurant réputé.
Comité régional de tourisme de l'Alsace : 20 A, rue Berthe-Molly, 68000 Colmar. Tél. : 03-89-24-73-50. 
Envoi de brochures sur demande par courrier ou Internet.

Agence de développement touristique du Bas-Rhin : 4, rue Bartisch, BP 53, 67061 Strasbourg Cedex. Tél. : 03-88-15-45-88.
Agence de développement touristique de Haute-Alsace : 1, rue Schlumberger, BP 60337, 68006 Colmar Cedex. Tél. : 03-89-20-10-68. 
Pour obtenir des informations générales sur le Haut-Rhin : les gîtes ruraux, les fermes-auberges, les randonnées, les stations de ski, la route des Vins, les sites historiques et culturels, etc.

Pass Musées du Rhin supérieur

« Plus de 200 musées, 3 pays, 1 passeport valable 1 an », c'est le slogan du Pass Musées du Rhin supérieur, vendu dans les offices de tourisme et les musées concernés. 
Voilà une bonne initiative et un vrai bon plan, qui incite à se rendre dans les musées gratuitement, mais aussi à passer les frontières. Cette carte est indispensable pour les frontaliers, qui pourront ainsi profiter à volonté et à l'année de tous les musées de la région du Rhin supérieur, que ce soit en Suisse, en Allemagne ou en Alsace. Les touristes de passage pourront se contenter du forfait 4 jours. Elle est très vite amortie, surtout qu'elle concerne les musées majeurs et incontournables de la région.

Gîtes de France

Maison des Gîtes de France et du Tourisme vert : pour commander des brochures, s'adresser au 56, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Métro : Trinité. Tél. : 01-49-70-75-75. 
Les réservations se font auprès des relais départementaux des Gîtes de France.

- Relais départemental des Gîtes de France du Bas-Rhin : 4, rue Bartisch, 67100 Strasbourg. Tél. : 03-88-75-56-50. 
Service de réservation « Loisirs et tourisme vert en Alsace », pour les gîtes, chambres d'hôtes, etc.
- Relais départemental des Gîtes de France du Haut-Rhin : 1, rue Schlumberger,  BP 50371, 68007 Colmar. Tél. : 03-89-30-35-30.

Carte internationale d’étudiant (ISIC)

La carte ISIC prouve le statut d’étudiant dans le monde entier et permet de bénéficier de tous les avantages, services et réductions dans les domaines du transport, de l’hébergement, de la culture, des loisirs, du shopping... 
La carte ISIC permet aussi d’accéder à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d’avion spécial étudiants, hôtels et auberges de jeunesse, assurances, cartes SIM internationales, location de voiture...).

Carte d'adhésion internationale 
aux auberges de jeunesse (FUAJ)

La carte FUAJ vous ouvre les portes des 4 000 auberges de jeunesse du réseau HI-Hostelling International en France et dans le monde. Vous pouvez ainsi parcourir 90 pays à des prix avantageux et bénéficier de tarifs préférentiels avec les partenaires des auberges de jeunesse HI
Enfin, vous intégrez une communauté mondiale de voyageurs partageant les mêmes valeurs : plaisir de la rencontre, respect des différences et échange dans un esprit convivial. 
Il n’y a pas de limite d’âge pour séjourner en auberge de jeunesse. Il faut simplement être adhérent.

parlement européen 

Activités en Alsace

Randonnées dans les Vosges

Air pur, montagnes, vertes forêts, faune en liberté... Que demander de plus ? Les itinéraires sont nombreux, parmi lesquels plusieurs GR.

  • Vosges Développement vous fournira sur simple demande une superbe brochure.
  • Certains offices de tourisme (Saint-Dié, Gérardmer, La Bresse, Plombières...) proposent également des docs avec parcours décrits (payants, avec cartes).
  • Le Club Vosgien édite également des cartes très détaillées (Top 25), disponibles en librairie ou dans les offices de tourisme, etc.
  • L’IGN publie des cartes au 1/25 000 couvrant les secteurs les plus intéressants.
  • Montagne Évasion et Vosges en Marche proposent des randonnées avec accompagnateurs diplômés.

Parmi les musts, la vallée de la Thur : 5 jours de marche en montagne, qui permettent de découvrir les Hautes-Vosges avec un itinéraire en boucle au départ de Thann (à l’ouest de Mulhouse). On marche sur les crêtes, on passe une dizaine de cols et on atteint les plus beaux sommets des Vosges (Grand Ballon, Grand Ventron, Markstein...). En chemin, de vieilles fermes, des marcaireries, des lacs... 
Autre balade superbe : l’itinéraire de Munster à Saint-Dié, via La Bresse et Gérardmer. Compter également 5 jours. Points forts : les lacs (Vert, Noir, des Corbeaux), la Schlucht et son jardin botanique, le Hohneck et son panorama sans pareil.
randonnée dans les vosges

Le Club Vosgien

Fédération depuis le 27 mai 1995, le Club Vosgien compte 32 000 membres, entretient près de 15 000 km de sentiers balisés, gère 27 refuges et même le bel hôtel du Grand Ballon, publie des cartes de randonnées, des guides, une revue trimestrielle, construit des abris, élève des tours-belvédères, organise des excursions et des conférences. C'est la plus vieille association de tourisme pédestreen France (et la plus importante aujourd'hui).

Créé en 1872, 2 ans à peine après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, le Club Vosgien réunissait au départ une bande de bénévoles passionnés par la montagne et la randonnée. Citadins à la recherche d'air pur et de nature, ils rêvaient de grands espaces, de liberté, de loisirs simples et sains. Leur but était également pédagogique : découvrir et faire découvrir aux randonneurs les richesses du massif vosgien jusque-là fermé au grand public.

Ces défricheurs méthodiques furent aussi les précurseurs avisés d'un nouveau style de vie. En ouvrant la montagne à tous par un ingénieux réseau de sentiers balisés, le Club Vosgien a joué le rôle de défenseur de la qualité de la vie pour toute une partie de l'est de la France.

Plus qu'une simple association de loisirs, il est devenu au fil des ans une entreprise de protection et d'aménagement du massif vosgien. Il n'y a pas un sapin, pas un lac, pas un pré des Vosges qui puisse être touché par la main de l'homme sans que le Club Vosgienne le sache. Le Club Vosgien, c'est un peu la « conscience des Vosges ».
rando dans les vosges

Le parc naturel régional des Ballons des Vosges

Le parc regroupe 208 communes à cheval sur le Haut-Rhin, les Vosges, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Il offre de nombreuses possibilités de circuits à vélo ou à pied pour découvrir la faune et la flore du sud du massif. 
La Maison du parc, située à Munster (voir à cette ville), publie un calendrier gratuit d'activités annuelles adaptées à la saison : découverte des massifs et plateaux, découverte de la faune, de la flore, de la géologie, des savoir-faire, balades nocturnes, randonnées à raquettes, marchés paysans, rendez-vous culturels, etc.

Nature, plein air et culture dans le Haut-Rhin

De la plaine du Rhin aux monts des Vosges en passant par la route des Vins, le Haut-Rhin se découvre en extérieur. Certains le feront à pied (on ne compte plus les sentiers établis par le Club Vosgien). Essentiellement le long des sentiers du parc naturel régional des Ballons des Vosges, très dynamique (expos, ateliers, rencontres, guide spécial enfants...

Balades à vélo le long du célèbre fleuve frontalier par la Véloroute Rhin (longue de 415 km de Wiesbaden, au nord, à Bâle, au sud) ou encore via la remarquable Route Verte qui relie, depuis plus de 40 ans, par pistes cyclables aménagées sur plus de 250 km, les Vosges à la Forêt-Noire en passant par la Haute-Alsace (bon balisage ; guide pratique en vente partout et dépliants dans les offices de tourisme membres de la Route Verte). Niveau facile à moyen. 
Et pour pédaler à travers les vignes, quelques balisages le long de la route des Vins. Nombreux chemins balisés en forêts vosgiennes pour les VTT. Dans l’ensemble, les aménagements sont d’une remarquable qualité et combleront les cyclotouristes novices ou réguliers. 
À noter, en vente dans les offices de tourisme, une carte IGN du Haut-Rhin à vélo. 
Plus reposant, le Haut-Rhin se découvre aussi au travers de ses nombreux jardins, ouverts au public dès les premiers beaux jours. Voir document Le Temps des jardins, disponible sur demande dans les offices de tourisme.
jardins botanique Alsace

Quant à la route romane d’Alsace, elle présente d’une façon originale le patrimoine alsacien de cette période. On ne manquera pas les églises de Kaysersberg, Murbach ou Guebwiller. 
Autre route, celle du Judaïsme traverse toute l’Alsace à la rencontre de musées, cimetières, lieux de culte ou villages à découvrir. Essentiellement dans le nord de la région, son attrait est principalement marqué dans le Haut-Rhin autour de Colmar et Soultz

 

Culture et traditions en Alsace

L'identité alsacienne

Le choix de Strasbourg comme siège du Conseil de l’Europe fut une réponse très attendue aux Alsaciens troublés dans leur identité.L’Europe a su restaurer la vraie vocation de ce carrefour rhénan, que le dernier siècle avait confiné dans un rôle de garde-frontière.
C’est sûr, l’identité alsacienne s’est un peu résorbée dans le creuset français. Mais cette identité demeure la signature d’un pays qui n’a cessé d’être ballotté par l’histoire. La région a connu 3 guerres en l’espace de 75 ans, et autant de changements de nationalités.

Quant à l’Allemand, il retrouve ici, dans une décontraction quasi méridionale, les villages-bijoux, les vieux pignons et les cathédrales... L’Alsacien le reçoit jovialement dans la langue de Goethe, mais peste s’il établit sa résidence secondaire dans les Vosges. Ce qui n’empêche pas cependant le Strasbourgeois de faire ses emplettes à Kehl, la ville badoise d’en face.

Les relations transfrontalières ne se limitent pas aux emplettes : des écoles franco-allemandes ont été ouvertes, les échanges universitaires se multiplient, la chaîne Arte, bilingue, concrétise le rapprochement des deux pays, et bien d’autres initiatives naissent dans les domaines culturels, économiques et artistiques.

Dans les Vosges, l’Alsacien s’est contenté d’inventer l’écologie : il arpente ses forêts en randonneur volontariste, un peu comme outre-Rhin.
L’Alsacien ne prétend pas rivaliser en exubérance avec les autres Français. Son registre est plus protestant : le travail amoureusement fait, la cohésion sociale, l’honnêteté...

Dans cette Alsace du Sud qui jouxte la Suisse, l’essor de la grande industrie protestante remonte très loin, et ses dynasties - les De Dietrich, les Schlumberger - continuent de briller dans le capitalisme hexagonal.

L’autre secret de l’Alsace, c’est sa convivialité. Facteur de conformisme, le sentiment de la communauté est aussi source de vie. La table est l’un de ses domaines de prédilection. En Alsace, les amis se réunissent toujours dans des winstubs ou Wistub (caves à vin) qui jouent un peu le rôle de clubs. Voyez encore les innombrables chorales, associations, troupes de théâtre, ainsi que la vivacité de la vie religieuse et des fêtes traditionnelles.
alsaciens

Religions

L'Alsace est un pays de petits saint et plutôt confit en dévotions. En gros, les protestants sont au nord, les catholiques au sud. Et, parmi eux, les églises œcuméniques. Ceux qui sont au milieu font comme ils peuvent... On cite Sainte-Marie-aux-Mines, pour moitié catholique et francophone, pour l'autre protestante et alsacophone. Mais chaque village dispose ses quartiers par religion.
Selon les valses de l'histoire, chacun a reçu des coups. Pour la guerre de Trente Ans, Suédois et Habsbourg se sont réparti les rôles. Mais, sauf frénésie persécutrice, les chamailleries n'allaient pas loin. Longtemps, chaque communauté assista aux célébrations de l'autre.

Le Concordat est conclu en 1801 entre Napoléon et Pie VII : les prélats sont rétribués par l'État. La France l'a supprimé en 1905, lors de la séparation de l'Église et de l'État. Mais comme l'Alsace, à l'époque, était aux mains des vilains Allemands, le Concordat y est resté... Curés, pasteurs et rabbins sont donc rémunérés par l'État. Idem pour le financement de leurs lieux de culte, sauf ceux bâtis après 1919 - c'est-à-dire sous le « régime français » -, et qui sont en fait nombreux...
Villes et villages continuent de séparer quartiers catholiques et protestants. La bonne société de Strasbourg et de Mulhouse reste protestante, celle de Colmar catholique...

Noël en Alsace

Le sapin de Noël : le sapin de Noël naquit un jour en Alsace. Il y eut même, auparavant, les « jeux de paradis », genre de mystères joués devant les églises la veille de Noël. Le sapin avec des pommes accrochées aux branches figurait le pommier, l'arbre de la Création. Quand les mystères cessèrent, le sapin ainsi décoré fut adopté dans les salles de réunion des corporations, se métamorphosant du coup en arbre de Noël. Aux pommes vinrent s'ajouter des hosties, symboles de la naissance du Christ, puis des friandises, des fleurs de papier, etc. 
Progressivement, l'arbre de Noël entra dans la tradition familiale. Des gâteaux (bredele) remplacèrent les hosties. Le sapin de Noël s'exporta en Allemagne et en Scandinavie, puis en France. De nombreux Alsaciens, fuyant l'annexion, le popularisèrent dans l'Hexagone. Puis, il gagna l'Angleterre, le Nouveau Monde...

Rituels et marchés de Noël : dès fin novembre apparaît la couronne de l'Avent, fabriquée avec des branches de sapin, de houx, de laurier, entremêlées de rubans. Dessus, quatre bougies, dont une qu'on allumera chaque dimanche. Chaque matin du 1er au 24 décembre, les enfants ouvrent une petite fenêtre de leur calendrier de l'Avent. Une petite image apparaît, parfois un petit chocolat. 
Mais c'est le marché de Noël qui symbolise le mieux la tradition en Alsace. Il existe depuis 500 ans et on en trouve plus d'une cinquantaine aujourd'hui. C'est une orgie de lumière, d'animation, de couleurs scintillantes, d'effluves chauds et odorants. On vient y faire emplette de son sapin, de guirlandes, friandises, pains d'épice, gâteaux de Noël, crèches et santons, jouets en bois.
marché de noel

Le personnage du Christkindel : la mythologie de Noël en Alsace compte, outre le bon saint Nicolas (patron des écoliers, entre autres) et le méchant Hans Trapp (père fouettard), un troisième personnage : le Christkindel ou l'Enfant Jésus. Son origine est à chercher dans la Réforme protestante qui, à la fin du XVIe siècle, « boycotta » la fête de Saint-Nicolas dont les cortèges étaient jugés trop païens. 
Nicolas fut remplacé par le Christkindel, qui devait rappeler ce don de Dieu fait aux hommes : la naissance du Christ. La tradition voulait que, le soir de Noël, les enfants attendent la venue du Christkindelqui, pour fêter son arrivée sur terre, leur distribuait des cadeaux. 
C'est sous la forme d'une gracieuse jeune fille vêtue d'une robe blanche (référence à la sainte Lucie des pays scandinaves) que leChristkindel se chargeait de cette mission. Il était accompagné du Père Fouettard qui punissait les enfants désobéissants. Cette tradition disparut progressivement et avec elle le personnage du Christkindel. 

Jours fériés

Attention : en Alsace, le Vendredi saint et le 26 décembre (Saint-Étienne) sont des jours fériés du fait du droit local. Tout est évidemment fermé... Mais en général, les 24 et 25 décembre, de nombreux commerces le sont également.

Un autre particularisme local : les boulangers des deux départements ne fabriquent pas de pain le dimanche (à de rares exceptions près, notamment en saison touristique).

Langues régionales

En Alsace, l'alsacien est toujours très populaire. Il compterait 600 000 locuteurs sur une population de 1,8 million habitants. Ce dialecte ayant permis la diffusion de la littérature a la carrure d'une langue. Issues des parlers francs et alamans, les variantes dialectales alsaciennes cousinent avec les dialectes parlés en Palatinat, Hesse, Bade-Wurtemberg, et le suisse alémanique. 
Si Louis XIV s'en accommoda, les Jacobins - centralisme oblige - l'ont combattu. Napoléon s'en fichait : « Qu'importe s'ils parlent l'allemand, disait-il de ses généraux, pourvu qu'ils sabrent à la française. » Les Alsaciens se réjouirent-ils, après 1870, des retrouvailles avec l'allemand ? Non, ils se démarquent en revigorant le dialecte. La nazification tentera la table rase. On proscrit notamment les prénoms français.

En 1945, retour de bâton. Comme pour se faire « pardonner », certains Alsaciens délaissent ce dialecte. La TV et les journaux aplanissent.

C'est donc un miracle qu'on le parle encore. La langue alsacienne a résisté aux pressions du pouvoir central. Non seulement les personnes de plus de 30 ans, mais aussi beaucoup d'enfants se révèlent dialectophones. L'alsacien reste la langue maternelle d'un grand nombre d'Alsaciens, d'où le fait qu'il soit si couramment parlé. Même si la langue usuelle est davantage le français, l'alsacien reste très présent à la fois dans la sphère privée et dans la sphère publique, de façon encore plus marquée à la campagne.

Que l'Alsace ait été allemande ou française, le dialecte a toujours été la principale langue des Alsaciens et a toujours véhiculé une affectivité. 
Et demain ? Après tout, les langues mortes ne manquent pas en Alsace : le manouche, le judéo-alsacien... Le welche, cet idiome roman parlé dans plusieurs régions vosgiennes d'Alsace, est, lui, en voie de disparition. On le disait aussi ancien que le français. 
Aujourd'hui, le dialecte alsacien est différent selon qu'on le parle dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin. Vous l'aurez compris, l'alsacien n'est nullement une langue morte, mais au contraire bien vivante !

 

Cuisine et boissons en Alsace

Cuisine

Les cartes de restaurant dévoilent un univers à part entière : poussin de La Wantzenau, coq au riesling, tourte au munster, carpe à la bière... Au quotidien, les deux mamelles sont les winstubs et la table familiale. Les premières sont des bistrots à vin : il en existe encore de célèbres mais beaucoup de fausses.ont disparu. La seconde reste inépuisable.

Si quelques plats « pauvres » ont eux aussi disparu, la table familiale s'appuie sur les potages - aux noques (quenelles), aux grenouilles, aux quenelles de moelle (markknepfle)... -, les charcuteriesaccompagnées de pommes de terre, les spätzle (nouilles rustiques façonnées avec de la farine, de la crème et des œufs, pochées et servies poêlées au beurre) et les dampfnudeln (sortes de beignets cuits à la vapeur d'eau), tarte ou gâteau à l'oignon. Sans oublier, le week-end, la flammekueche (tarte flambée), fine pâte garnie de crème fraîche, de lardons et d'oignons. 
Comme pour les gâteaux, chaque fête a son plat : oie rôtie pour la Saint-Martin, soupe aux cerises à Noël...
bretzel

Bretzel : biscuit croquant à base de pâte pochée à l'eau et parsemé de gros sel.
Choucroute : Sauerkraut en allemand, littéralement « chou acide ». Les puristes s'indignent : elles utilisent du chou hollandais au lieu du royal « quintal d'Alsace ». Mais ils ne redisent rien à la choucroute au poisson ou au confit, alors que la tradition prescrit les knacks, jambonneau, lard fumé, filet de porc kassler, jarret de veau ou quenelles de foie... Les Alsaciens ont tout exploré pour l'accommoder : crue avec du chou rouge et des crudités, ou même en quiche.
choucroute
Charcuterie : en Alsace, il y a 200 façons de manger du cochon froid. Pitié pour la saucisse de Strasbourg, la vraie - le knack -, déshonorée par les ersatz. À la campagne, on sait aussi se régaler d'une bonne tartine de saucisse de foie. Quant aux saucissons ! À la bière ou pistachés, noirs ou au sang, au jambon ou géants, avec de grands morceaux de langue pris dans une farce noire. Ajoutez-y la ribambelle des galantines, des charcuteries fumées, sans oublier la ronde des hures, où trône le fameux presskopf (« tête pressée »), vedette des winstubs, dégusté en vinaigrette.
Foie gras : ce sont les communautés juives d'Europe de l'Est qui ont fait découvrir le foie gras à Strasbourg. 
Fromage : le munster est né à Munster (« le monastère »). Préférez-le « fermier », produit sur les hautes chaumes des Vosges. De préférence l'été ou en automne.
Melfor : en Alsace, le vinaigre est... alsacien, et n'est pas à base de vin mais d'alcool, de miel et de plantes infusées. Ce melfor accompagne crudités et salades.
Pain : au pavot, au cumin, aux noix, au seigle, au lard, au sésame, aux raisins, aux olives... On est déjà en Europe centrale. Par une bizarrerie de la tradition, le pain n'est - en principe - jamais cuit la nuit du samedi (d'accord, c'était vrai surtout il y a une quinzaine d'années).
Pâtes : l'Alsace a fait siennes les pâtes importées d'Italie au XVIe siècle avec les spätzle (nouilles rustiques façonnées avec de la farine, de la crème et des œufs, pochées et servies poêlées au beurre). 
Poisson : même sans le saumon du Rhin, raréfié par la pollution, les rivières vosgiennes regorgent de truites, et sont réputées pour leur brochet. La carpe frite est si populaire dans le Sundgau que la région lui a dédié une route. Dans le Ried, ne pas manquer la matelote, une succulente bouillabaisse de poissons de rivière. Pour le mercredi, il y a encore le sandre qui rejoint parfaitement la choucroute de poissons.

Pâtisseries : chaque fête y va de sa douceur : osterfladen (flan aux œufs) à Pâques, le berawecka l'hiver (petit pain aux poires lardé de fruits secs). Il faut respirer, avant Noël, les parfums d'anis et d'épices qui imprègnent chaque maison d'Alsace pour la fabrication deschrischtstolle (pain aux fruits en forme de baigneur) ou des pains d'épice. Un vrai classique strasbourgeois. Sans oublier les fameuxbredele, ces petits gâteaux à base d’épices et d’agrumes aux formes originales, que l’on accrochait autrefois sur le sapin de Noël en guise de décoration et de cadeaux pour les enfants. Aujourd’hui les bredele se dégustent de l’Avent à l’Épiphanie dans tous les foyers alsaciens.
Autre grand classique, le kougelhopf (la « boule levée »). Marie-Antoinette a patronné la diffusion de cette brioche à la levure de bière, garnie de fruits secs.
patisseries alsaciennes

Vins et alcools

Même dominante (blanc), mêmes cépages, l'Alsace, membre du Saint Empire romain germanique, y inscrivait tout naturellement son vignoble. Pourtant, l'ensoleillement des coteaux vosgiens, la diversité des sols et la relative sécheresse du climat l'ont distinguée tôt.

Vins

Sans ignorer les savants dosages de cépages, l'Alsace les réserve aux vins de qualité courante, sous l'appellation edelzwicker (assemblage remis au goût du jour) ou encore gentil
L'Alsace est la seule région vinicole française où les vins portent le nom du cépage qui les compose. 
Il y en a sept autorisés. Quarté noble gagnant : le riesling (sec, fin), le muscat (léger, fruité), le pinot gris (anciennement tokay) et legewurztraminer (excessivement parfumé et corsé). 
Mais les « petits » cépages ont leur intérêt : le pinot blanc (souple, fruité) s'arroge 21 % du vignoble, le pinot noir sert aux vins rouges et aux rosés friands, le chasselas est facile à boire. Le klevenerd'Heiligenstein, ancêtre du gewurz', bénéficie encore d'une appellation propre, signe de singularité. Le sylvaner incarna longtemps l'Alsace. Aujourd'hui, quelques producteurs nostalgiques se font forts de rendre toute sa noblesse à ce vin.
vins d'alsace

Les vins moelleux sont une autre spécialité alsacienne. Une réglementation très sévère protège les « vendanges tardives » provenant de raisins surmûris, presque confits sur pied. Retarder les vendanges est risqué : trop de pluie, une petite gelée, et tout pourrit. Mais quand ça marche, c'est plus que bien : fruit très sucré égale haut degré et moelleux plein arôme. Chères aussi, les « sélections de grains nobles », qui tiennent le dessus du panier. Les ascètes attendront 20 ans pour les boire. 
Champagne pour fêter ça ? Les Alsaciens préfèrent le leur, un crémant qui peut se révéler excellent, sur base de pinot blanc, de riesling ou de chardonnay.

On voit des viticulteurs attendre l'hiver pour récolter leurs raisins gelés, produisant ainsi un curieux « vin de glace ». D'autres les laissent sécher pour obtenir un « vin de paille » au goût de noix. On vous souhaite enfin de goûter, en novembre, le vin nouveau de la Saint-Martin (Neier Siasser). Ce breuvage trouble et sucré, que versent à flots les pichets des winstubs strasbourgeoises, est un rescapé des plus lointaines traditions d'Alsace, annonciateur d'un nouveau moment festif autour du lard paysan et des noix.

Bières
bieres alsaciennes

La province est la première productrice nationale, et l'usineKronenbourg d'Obernai est la plus grande d'Europe.

Il ne reste plus aujourd'hui qu'une poignée de brasseries industrielles, dont deux seulement n'appartiennent pas à un grand groupe étranger... Heineken possède Fischer Kronenbourg est passé dans le giron d'un grand groupe agroalimentaire.

La bière, c'est quatre ingrédients de départ : eau, orge, houblon et levure.

Aujourd'hui, l'éventail s'ouvre : ale, rousses, bière de mars ou de Noël et toute une gamme de bières aromatisées (à la tequila, au rhum...).

De nouvelles petites marques apparaissent. De vraies bières de tradition, artisanales, non pasteurisées, brassées dans de petites structures (six microbrasseries en Alsace).

Alcools

Les Alsaciens (comme les Lorrains) distillent les Vosges. En commençant par les coteaux : les meilleures cerises à kirsch se balancent au-dessus de Strasbourg et de Ribeauvillé. Récentes, mais craquantes : les eaux-de-vie de mirabelle, mûre, fraise, coing, poire williams (rouge !), cassis, reine-claude, quetsche, myrtille, pêche, abricot, et surtout prunelle ou framboise... parfois sauvage. Celles de Villé sont fameuses. 
À l'ombre de quelques maisons géantes, les petits bouilleurs de cru continuent de distiller les vergers privés. 
Chères et rares : les eaux-de-vie de sorbier, d'alisier, d'acacia, de gratte-cul, de cumin, de baies de houx, de bourgeon de sapin noir, et même de truffe !
alcool alsaciens

 

 

Itinéraires conseillés en Alsace

Bas-Rhin

Strasbourg

Voir les itinéraires conseillés à Strasbourg.

La route des Vins d'Alsace

  • Molsheim : la Metzig, le musée de la Chartreuse et la fondation Bugatti
  • Rosheim : l'église romane Saints-Pierre-et-Paul
  • Obernai
  • Otttrott : l'aquarium d'Ottrott-Les Naïades
  • Le mont Sainte-Odile : l'abbaye, le mur païen
  • Andlau : l'abbatiale
  • Le château du Haut-Kœnigsbourg

Sélestat et le Grand Ried d'Alsace

  • Sélestat : l'église Saint-Georges, l'église Sainte-Foy, la bibliothèque humaniste
  • Erstein : le musée Würth

Les vallées vosgiennes

  • La vallée de Villé 
  • Le Hohwald
  • La vallée de la Bruche
  • Le Ban-de-la-Roche
  • Le camp du Struthof

La route des Vosges du Nord

  • Marmoutier : l'église abbatiale, le musée du Patrimoine et du Judaïsme alsaciens
  • L'Alsace Bossue
  • Le Parc naturel régional des Vosges du Nord

La route des châteaux forts

  • Le château de Lichtenberg

De l'Outre-Forêt au Kochersberg

  • La Maison rurale de l'Outre-Forêt  à Kutzenhausen
  • Seebach
  • Haguenau : le Musée historique

Haut-Rhin

Colmar

  • Le musée d'Unterlinden
  • La vieille ville
  • La Petite Venise

La route des Vins d'Alsace (suite et fin)

De Colmar à Saint-Hippolyte

  • Le château du Haut-Kœnigsbourg
  • Bergheim : les maisons anciennes, la maison des Sorcières, les anciennes fortifications
  • Ribeauvillé
  • Hunawihr
  • Riquewihr
    • Le sentier viticole des grands crus
  • Kayserberg
  • Turckheim

De Colmar à Guebwiller

  • Eguisheim
  • Gueberschwihr 
  • Rouffach

Dans la montagne vosgienne

  • Dans le val d'Argent : Sainte-Marie-aux-Mines
  • Orbey
  • La route des Crêtes
  • Munster
  • Guebwiller
  • Soultz
  • Thann : la collégiale Saint-Thiébaud, les ruines du château de l'Engelbourg
    • Le parc de Wesserling - Musée textile

Le sud de l'Alsace

  • Mulhouse : la Cité de l'automobile, la Cité du train, la vieille ville, le Nouveau Quartier
    • L'écomusée d'Alsace
  • Dans les environs de Ferrette : le musée des Amoureux et du Patrimoine sundgauvien à Werentzhouse

Dans la plaine d'Alsace

  • Neuf-Brisach

L'Alsace, du Haut-Koenigsbourg à Colmar
l'alsace

La route des Vins d'Alsace ? Un long ruban de vigne au pied des Vosges, 170 km jalonnés de villages pittoresques. Si le moindre d'entre eux offre un résumé du vignoble, le tronçon central, autour deColmar, est le plus visité. Partout, des portes tours et des remparts, reflets d'une ancienne puissance liée au vin ; d'opulentes maisons aux colombages soulignés par le rouge des géraniums. Sur les hauteurs, des forteresses. Enseignes, fontaines, winstubs chaleureux, les vignerons alsaciens aiment leur village qu'ils entretiennent avec soin, et savent recevoir. Dans ce pays de petites propriétés familiales, les producteurs sont souvent enracinés sur leurs terres depuis des siècles.

De nombreux domaines vous feront découvrir, à côté de quelques rouges de pinot noir, des vins majoritairement blancs, secs, effervescents ou moelleux, qui portent le nom du cépage dont ils sont issus. Une route que l'on peut aussi découvrir l'hiver, en décembre, au moment des marchés de Noël.

Étapes

  • Haut-Koenigsbourg (Orschwiller)
  • Ribeauvillé
  • Riquewihr
  • Kientzheim
  • Kaysersberg
  • Turckheim
  • Colmar

 

 

À voir en Alsace

S’attabler dans la sombre atmosphère d’une authentique Winstub. Grimper jusqu’au château du Haut-Koenigsbourg. Admirer les joyaux de la bibliothèque humaniste de Sélestat. Déambuler entre ponts et canaux de la Petite Venise à Colmar. Suivre le sentier viticole des grands crus à Riquewihr. Flâner dans les ruelles fleuries de Kaysersberg.

En particulier : les sites à voir à Strasbourg


Colmar Eguisheim

Colmar Localiser Colmar sur la carte

Capitale des vins d’Alsace, typique de la région avec ses maisons à colombages

Eguisheim Localiser Eguisheim sur la carte

L’un des plus ravissants villages de la route des Vins d’Alsace, aux maisons à colombages

Kaysersberg La route des Vins d'Alsace

Kaysersberg Localiser Kaysersberg sur la carte

Ville médiévale sur la route des Vins d’Alsace, entourée de monts couverts de vignes

La route des Vins d'Alsace Localiser La route des Vins d'Alsace sur la carte

Entre collines et villages fleuris, maisons à colombages et winstubs

Le château du Haut-Kœnigsbourg Mont Sainte-Odile

Le château du Haut-Kœnigsbourg Localiser Le château du Haut-Kœnigsbourg sur la carte

Perché au sommet d’un éperon rocheux

Mont Sainte-Odile Localiser Mont Sainte-Odile sur la carte

Son abbaye et son mur païen, grande énigme archéologique

Mulhouse Munster

Mulhouse Localiser Mulhouse sur la carte

Capitale européenne des musées techniques

Munster Localiser Munster sur la carte

Ses petites rues peuplées de cigognes et son offre d’activités de plein air

Obernai Parc naturel régional des Vosges du Nord

Obernai Localiser Obernai sur la carte

Haut lieu du tourisme alsacien, entre vignes et champs à choucroute

Parc naturel régional des Vosges du Nord Localiser Parc naturel régional des Vosges du Nord sur la carte

Réserve mondiale de la biosphère aux espèces protégées, terrain de randonnées et d'itinéraires balisés de châteaux

Ribeauvillé Riquewihr

Ribeauvillé Localiser Ribeauvillé sur la carte

Charmante étape habitée par le génie de l’Alsace

Riquewihr Localiser Riquewihr sur la carte

Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, archétype du village alsacien

Sélestat Turckheim

Sélestat Localiser Sélestat sur la carte

Le centre ancien et l’exceptionnelle bibliothèque humaniste

Turckheim Localiser Turckheim sur la carte

Petite cité ceinturée de remparts et hérissée de toitures anciennes