Bonjour, nous somme le 22/09/2017 10:58:38 Passez une agréable journée.

 

la Corse 

La Corse est un petit rocher balancé dans un univers coupé en deux. En haut, le passé et ses souvenirs (vendetta, maquis), en bas, la mer.
Les dieux de la Méditerranée auraient pu s’y installer en villégiature. La Corse est aussi le berceau d’une communauté longtemps malmenée par l’Histoire. Un peuple qui a souffert des envahisseurs et de l’isolement.
Fille de la « mère » Méditerranée, la Corse a su tirer bénéfice de toutes les influences du Bassin. « Métisse » mentale et culturelle, la Corse ne renie aucunement les emprunts qu’elle a faits.
Dure et tragique, secrète et sauvage, la Corse ne sera jamais seulement une région de plus sur la carte de la France. Rien qui soit rationnel ici : ni le relief ni le climat, ni les passions ni les maisons, ni les Corses. Les plages y sont bien sûr paradisiaques, les criques ultra-secrètes et les montagnes abruptes, accidentées.
Cette île est un mélange de rocaille et de volupté, d’austérité et de parfums d’île lointaine. Accrochées à la montagne, isolées dans le maquis, les maisons de pierre et d’ardoise abritent autant de secrets de famille que de souvenirs de vendetta.
Le maquis : c’est la Corse profonde ! Celle des cochons sauvages et des vaches en liberté, des fontaines au bord des routes, des longs hivers où l’on fabrique, loin du tohu-bohu de l’été, la coppa, le figatellu et la farine de châtaigne.

 

Activités Corse

Randonnées et activités de plein air

Avertissement : nous vous mettons en garde contre les dangers de la randonnée en Corse. Outre que le GR 20 est l'un des sentiers de grande randonnée les plus éprouvants qui soient et que les rigueurs du climat peuvent causer des problèmes, évitez absolument de quitter les sentiers balisés. Cela vaut également pour les Mare a Mare et les Mare e Monti.

Le parc naturel régional

Le parc naturel régional de Corse a trois missions principales : la préservation du patrimoine naturel, la revitalisation de la Corse intérieure grâce au tourisme de pleine nature, l'information et la sensibilisation du public.
Le parc englobe notamment le golfe de Porto et la réserve naturelle de Scandola, façade maritime classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, ainsi que les hauts massifs. 
Réserve de Scadola
Le très fameux GR 20 le traverse de part en part. Attention aux changements brutaux de conditions climatiques. Il y a danger de mort. Répondeur Météo France : tél. : 0892-680-220 (0,34 €/mn). 
L'équipe du parc a mis en place de nombreux itinéraires de marche locaux, traversées de mer à mer (Mare a Mare), sentiers (Mare e Monti), ainsi que des sentiers à thème.

Le GR 20

GR 20

C'est un mythe et un sacré morceau, réservé aux randonneurs confirmés. 200 km entre Calenzana (à 12 km de Calvi) et Conca (à 22 km de Porto-Vecchio). À voir en cours de route, outre les paysages de rêve : alpages, bergeries, mouflons, chèvres, cabris... Les bons marcheurs peuvent le faire en 12 à 13 jours, mais prévoir 16 jours est plus raisonnable. C'est du sport !

Équipements « pro » indispensable (bonnes chaussures, vêtements chauds et légers, des protections contre le soleil et la pluie, de l'eau, des aliments pour 2 à 3 jours - à renouveler à chaque possibilité, les refuges ont un peu de ravitaillement). Être en bonne forme physique, ne pas se lancer seul dans l'aventure, ne pas quitter le sentier (balisé en rouge et blanc, les balises oranges sont celles des sentiers intervillages).
Un nouveau refuge a été construit à Matalza, entre ceux d'Asinao et d'Usciolu, afin de scinder une étape jugée trop longue. En conséquence, le tracé du GR 20 a été légèrement modifié, ce qui n'a pas été sans susciter des réactions... parfois violentes ! 
En dehors de l'été, le GR devrait être réservé aux spécialistes de la montagne. Danger !

Sentiers Mare a Mare

Balisés en orange, ces itinéraires permettent de traverser la Corse d'ouest en est, de « mer à mer ». Ce sont des itinéraires de moyenne montagne, évidemment moins difficiles que le GR 20. Les parcours sont tous très beaux, traversant des régions variées comme tout. En revanche, question hébergement, le confort pèche parfois, surtout pour le Mare a Mare Nord.

Le Mare a Mare Nord relie Moriani à Cargèse, via Corte, en 7 ou 10 jours.
Le Mare a Mare Centre chemine, lui, de Ghisonaccia à Porticcio, tout près d'Ajaccio, en 7 jours.
Le Mare a Mare Sud relie Porto-Vecchio à Propriano en 5 ou 6 jours. Un itinéraire qui traverse l'une de nos régions préférées, l'Alta Rocca. Un petit regret, ce chemin effleure le massif de Bavella et la montagne de Cagna, authentiques merveilles des montagnes de Corse, sans leur rendre la visite qu'ils mériteraient.

Sentiers Mare e Monti

Balisés en orange eux aussi.
- Le plus long, le plus ancien et le plus célèbre Mare e Monti part de Calenzana et se termine à Cargèse. Les étapes sont superbes. 
- L’autre, Mare e Monti Sud, va de Porticcio à Propriano en une petite semaine.

Le sentier de la Transhumance

Le sentier de la Transhumance

Un nouveau sentier, sportif, qui se parcourt en 6 jours. Le sentier emprunte le Mare e Monti, de Calenzana au gîte de Tuarelli. Là, il continue en suivant le Fango, vers Manso. Montée assez rude vers le col de Capronale (1 329 m).
Ce sentier a été réhabilité par le parc-sentier thématique sur le thème de la transhumance.

Sentiers de pays

Ce sont des balades de moyenne montagne, allant de village en village et balisées le plus souvent en orange. Des itinéraires sans obstacle technique particulier, à la journée (de 2 à 5h) et accessibles en famille
Depuis quelques années, ces réseaux ont poussé comme des champignons.

Via ferrata

via ferrata

Il s’agit d’itinéraires rocheux sécurisés par un câble et, dans les passages raides, de marches métalliques.
En Corse, la première, Dia Manicella, a été aménagée dans la vallée d'Asco, à Moltifao. Longue de 350 m, de niveau difficile, on peut la faire libre ou accompagné. 
Une deuxième via ferrata a été aménagée dans le Fium'Orbu à Chisa (U Calanconi, arrière-pays de Solenzara), une troisième dans les environs de Bavella (Tafunatu di Paliri) et une quatrième (Buccarona) entre Solenzara et Bavella. La cinquième a vu le jour en 2004 à côté de Tolla (vallée du Prunelli). Enfin celle de Peri, qui demande à passer par le sommet du monte Falcunaccia.
Une bonne formule pour s'initier aux frissons de l'escalade.

Randonnées pédestres accompagnées

Plusieurs associations ou sociétés proposent ce type de découvertes. Prix variables selon la saison. Les mêmes organisent généralement d'autres activités (canyoning par exemple).

Plongée

La Corse est une destination incontournable dans la vie d'un plongeur... ou futur plongeur. Ses eaux chaudes et cristallines livrent un univers étonnant, où les roches aux formes exubérantes abritent une vie sous-marine riche et colorée. L'absence de grosses industries y est pour beaucoup, et l'eau de l'île de Beauté est sans cesse renouvelée et rechargée en plancton... 
Avertissement : les côtes françaises de la Méditerranée sont aujourd'hui colonisées par la Caulerpa taxifolia (algue mutante d'origine tropicale). Si la Corse est encore épargnée, l'algue peut être transportée involontairement vers des zones encore saines, par les ancres des bateaux, et même par les sacs et équipements de plongée qu'il convient de vérifier avant toute nouvelle immersion.

 plongée en Corse

Cuisine et boissons Corse

Le long chemin vers une AOC

cochons Corses

La race porcine corse a été reconnue en 2006 par le ministère de l'Agriculture, et l'AOC si longtemps attendue a été mise en place très officiellement, avec son cahier des charges, en 2012, avec les premières ventes en 2013. 
Elle concerne la coppa, le prisuttu et le lonzu. Pour le figatellu et le saucisson, il faudra encore attendre. 
Pour info, la charcuterie industrielle coûte environ 16 € le kg ; l'artisanale double ou triple le prix pour la meilleure. Des éleveurs (moins d'une centaine) se sont regroupés au sein d'une association régionale afin d'obtenir cette fameuse AOC.

Élevage traditionnel

Le prisuttu : jambon maigre traditionnel séché 8 mois au minimum.
La coppa : échine de porc taillée dans la poitrine et entrelardée, salée et séchée dans un boyau naturel. Il est poivré en surface après salage.
Le lonzu : filet de porc qui conserve sa couche de gras tout autour.
Le figatellu : c'est une saucisse à base de foie de porc (et autres abats) que l'on peut manger cru ou que l'on sert généralement grillée, accompagnée de pulenta (de châtaignes, tant qu'à faire). Attention : les figatelli doivent être consommés peu de temps après leur fabrication. Si l'on vous en sert en été, ce sera du congelé car les artisans ne le produisent pas après avril ou mai ! 
- Et encore le salamu (saucisse fumée), le salsiccia (saucisson épicé). 

Le gibier

Maquis et forêts de l'île en recèlent en abondance, principalement du sanglier. Vous aurez plus de chance d'en manger en automne et en hiver, bien que tout le monde en ait dans son congélateur. Délicieux en daube, en pâté ou en saucisson. Pas mal d'oisillons : pigeons, grives, perdrix...

Les viandes

Outre celles déjà citées, quelques préparations traditionnelles : le cabri (cabrettu), le ragoût de porc ou autre (tianu), l’agneau ou le chevreau rôti ou en daube (stuffatu ), les tripettes à la sartenaise, etc. On accompagne ces plats de pâtes ou de pulenta (farine de châtaigne). Vous verrez aussi partout du « veau corse ».

Les soupes

Autre plat traditionnel servi en entrée. On en trouve de toutes sortes : aux légumes (soupe paysanne), ou à l'ail, aux oignons, etc. Mais la soupe corse traditionnelle est celle aux gros haricots blancs (soissons) et aux herbes, épaisse, et qui a mijoté avec du lard et des morceaux de viande.

Les pâtes

Héritage de la colonisation italienne, la pasta est un autre élément indissociable de la cuisine corse. Servie sous toutes ses formes et à toutes les sauces : raviolis (au brocciu), cannellonis (aussi aubrocciu), lasagnes (au sanglier), pasta sciutta (à la langouste), etc. Le tout relevé d'huile d'olive et de tomates.

Les poissons et fruits de mer

Sur la côte, on conseille le poisson et les fruits de mer : rougets grillés, loups (bars) au fenouil, sardines farcies, sans oublier l'aziminu(bouillabaisse corse). La Corse poduit également de bonnes huîtres et des moules succulentes.

Les fromages

On trouve des fromages de chèvre ou de brebis partout en Corse avec cinq « types » principaux qui sont les fleurons des fromages fermiers. Parmi les plus connus, citons le chèvre de Sartène, à pâte dure, et les brebis à pâte plus ou moins molle du Niolo ou de l’Alta Rocca, mais il serait injuste d’oublier le Venachese, le Calinzana ou le Bastilicaccìu.

Le brocciu (ou brucciu)

Le brocciu (prononcez « broutch » avec un « ou » à peine audible en finale), on en voit partout, les Corses en mettent dans presque tous les plats ! Il s'agit d'un fromage blanc frais, très onctueux, préparé avec du petit-lait de brebis et/ou de chèvre additionné de lait entier. Il se mange frais hors saison, comme un dessert. Sinon, on le conserve avec du sel pour en farcir ensuite toutes sortes de plats : omelettes, raviolis, beignets, tartes, artichauts, poissons, etc.

Les desserts

 

En Corse, le repas se termine généralement par un fruit. Ceux de l'île sont souvent excellents, notamment les oranges. Sinon, pas mal de pâtisseries : beignets (fritelli), tartes aux noisettes ou autres (torta), gâteaux secs (canistrelli). Les gâteaux à la farine de châtaigne sont un régal. Le pastizzu, parfumé à l'anis, est servi dans le Nord de l'île. La grande spécialité corse reste le fiadone, sorte de tarte au brocciuet au citron, parfois imbibée d'alcool.

Les miels

Avec son extraordinaire richesse botanique et son climat, la Corse possède les conditions idéales à l'apiculture. Il existe six variétés de miels corses. Le miel corse bénéficie d'une AOC « Mele di Corsica ».

Boissons 

Les eaux

Il y a trois eaux corses vendues en bouteilles : en eaux plates, Saint-Georges et Zilia. L'eau gazeuse d'Orezza, produite en Castagniccia, est une grande eau de table.

Les vins

Beaucoup de relief et donc de coteaux ; beaucoup de soleil et une pluviosité abondante, ainsi que des vents forts, jouant un rôle régulateur.
La Corse a réussi à garder certains cépages bien à elle et bien adaptés à son terroir (granit, schistes et calcaire).

On produit ici du vin de table (un quart de la production), du vin de pays (la moitié) et 9 AOC (à peine 25 %) : vins -de -corse (ils sont 6), ajaccio, patrimonio et muscat-du-cap-corse.
- L’AOC la plus importante en surface et en volume est bien évidemment l’AOC régionale vins-de-corse.
- L'AOC ajaccio est produite dans les environs de la ville. On y produit d'excellents rouges issus majoritairement du sciacarello, ainsi que quelques rosés et quelques blancs. 
- L'AOC patrimonio produit d'excellents vins, grâce à un mariage réussi entre des terrains calcaires et des cépages bien choisis. Cette toute petite production est d'une grande qualité, avec des prix forcément plus élevés. 
- L'AOC muscat-du-cap-corse correspond à un vin doux naturel.

Les apéritifs

Comment ne pas citer en premier le vin du Cap au quinquina, connu sous le nom de Cap Corse, à base de décoctions de plantes aromatiques, d'oranges macérées et de quinquina ? On boit aussi beaucoup de pastis, dont les locaux Dami et Mannarini. Le Casanisest très présent sur les tables des cafés.

Les liqueurs

Servies en digestif dans la plupart des restos, les liqueurs sont une autre spécialité insulaire, fabriquées à partir de toutes les plantes du maquis : menthe, myrte, châtaigne, noix, anis, violette ou orange, ou tout autre fruit. 

Les bières

La brasserie Pietra produit des bières à la farine de châtaigne. L’une, ambrée, la Pietra, est traîtresse avec ses 6° ; l’autre, la Serena, est une blonde un peu plus légère (5°), au final légèrement citronné. Il en existe une troisième, la Colomba (5°).
On les trouve un peu partout sur l’île, en bouteilles, et parfois à la pression dans les bars.

 

 

 

Culture et traditions Corse

Langue corse

Le corse serait « un faiceau de parlers du groupe itaslien ». La langue corse n’est régulièrement parlée que par les personnes pagées et une poignée de jeunes. Pourtant, on estime à 70 % le nombre d’habitants sachant la parler ! 
Depuis que le gouvernement lui a accordé en 1974 le statut de langue régionale, elle est enseignée à l'université de Corte et dans certaines écoles. Mais les puristes préfèrent fabriquer des néologismes néo-corsiens à base de français en oubliant les affinités anciennes avec l’Italie.
Il faut aussi signaler la difficulté à « fixer » cette langue. Longtemps, elle n'a dépendu que de la tradition orale, et le problème pour l'enseigner est de se mettre d'accord sur un corse « généraliste » qui soit accepté par tous.

Littérature

Il n'y a pas à proprement parler de littérature corse avant une époque récente. Car dans cette île, ce qui, ailleurs, a été transmis par l'écrit a été véhiculé au fil des siècles par la tradition orale. Ce fut longtemps le pays des hommes-livres : bergers qui récitaient la Divina Commedia ou l'Orlando Furioso par cœur. Seuls demeurent aujourd'hui quelques survivants d'une civilisation de la mémoire supplantée par celle de l'écrit.
Prenant naissance au début des années 1970, le renouveau culturel suscite un désir de création littéraire qui entraînera de nombreuses publications, où s'exprimeront des écrivains corses de langue française - mais aussi quelques-uns utilisant la langue corse -, dont certains font figure aujourd'hui de grands auteurs insulaires.

Rappelons que les premiers « romans corses » ont été écrits au XIXe siècle... par des Parisiens ! Prosper Mérimée en est le plus bel exemple : Colomba est un modèle du genre. Alexandre Dumas a écrit Les Frères corsesMaupassant évoque avec force la nature dans son roman Une vie.
Parmi les ouvrages historiques contemporains, on peut citer La Tragique Histoire des Corses, de Don Jean-Baptiste GaïL’Histoire de la Corse de Robert Colonna d’Istria et celle de Pierre Antonetti.

Musique corse

l'Anfarti

Chants profonds : les archétypes

Polyphonies Corses

La musique corse est certainement avant tout une affaire de voix, de chant. De chants profonds, sans âge, transmis de mère en fille, de père en fils.
On retrouve de grands types musicaux. Citons u chjam'e rispondi, joutes poétiques où deux chanteurs improvisent un duel précisément rimé ; u brinchisu, couplet pour célébrer un évènement heureux ; a paladina, chant guerrier ; a tribbiera, chant paysan ; a nanna, berceuse ; u sirinatu pour les jeunes mariés ; u lamentu pour les défunts. 
Enfin, les chants polyphoniques lors des sérénades et fêtes de villages ou lors de processions religieuses... Ces chants polyphoniques regroupent jusqu'à une dizaine de chanteurs, mais trois voix suffisent.

 

La fin du chant traditionnel

Cependant, la transformation de la société corse, qui a vu son économie et son organisation sociale changer radicalement au cours du XXe s, passant du mode pastoral et autarcique à une émigration massive vers la France continentale (sans toutefois couper le lien), ainsi que l'avènement du tourisme de masse et des moyens de communication actuels, ont eu raison du chant corse. Du moins ont bien failli en avoir raison. 
Il y avait bien, avant guerre, Tino Rossi. Mais quel rapport entre lui et la musique corse ? Ce rossignol d'opérette avait une voix exceptionnelle, mais il n'a pas du tout chanté l'âme corse. 

Renaissance et reconnaissance

Au début des années 1970, parallèlement au mouvement nationaliste, survint Canta u Populu corsu, bousculant les idées reçues grâces à ses polyphonies immémoriales et aux chansons deJean-Paul Poletti. Ce groupe rendait au chant l'une des fonctions qui en Corse était sienne : faire redécouvrir son histoire, sa culture, son âme à ce peuple. 
Avant d'obtenir un grand succès au Canada, Petru Guelfucci fut avec Poletti l'un des fondateurs du groupe.
I Muvrini, qui est certainement aujourd'hui le plus connu des groupes de musique corse, est également un « descendant » naturel de « Canta ». D’autres groupes, moins en vue, ne sont pas moins bons :Madrigale, qui refuse depasser par les fourches caudines du show-biz, Chjami AghjalesiI SurghjentiCinqui So (plus tendance world music) ou I Palatini.

Vendetta

Ce phénomène a été un véritable fléau des siècles durant, dans le sens où pas mal de monde restait sur le carreau : ainsi, on estime qu’à la fin du XVIIe siècle, la vendetta faisait chaque année en Corse plus de 900 victimes ! Les derniers cas remontent à l’après-guerre, puis le phénomène a disparu. Mais n’y a-t-il pas un fond de vendetta dans les règlements de compte observés au sein des mouvements nationalistes ces dernières années ?
Selon une vieille coutume corse, un meurtre ou une offense grave engageait l’honneur de la famille de la victime. Parents, frères, sœurs se devaient alors de faire justice eux-mêmes. Cela déclenchait unesorte de guérilla entre deux clans ennemis d’un même village. La vendetta s’achevait souvent par l’extermination de l’une des familles ou par la fuite dans le maquis du principal justicier. 
Refusant la mainmise sur leur île par des puissances étrangères (des Romains aux Génois), les Corses ne reconnaissaient qu'en partie leurs lois et leurs institutions. D'où l'habitude de régler leurs problèmes entre eux, parfois à coups de fusil.

 la corse

 paysage corse

 maquis corse