Bonjour, nous somme le 22/09/2017 11:02:23 Passez une agréable journée.

chambord 

Les Châteaux de la Loire

Les rois ne s’étaient pas trompés en choisissant la région des châteaux de la Loire, que le fleuve éponyme baigne en son cœur, pour sa forte personnalité. Les châteaux de la Loire sont situés au centre du pays et, de plus, il se dit que ses habitants pratiquent la plus pure des langues.
La région des châteaux de la Loire est considérée comme le saint des saints de l’esprit français, une cocagne heureuse qui résume le génie de notre nation : belles-lettres, architectures somptueuses, vins plaisants et gastronomie fine... Ronsard, Rabelais, Vinci, Descartes, Richelieu, Balzac, Proust et Gracq : on rencontre là tous ceux qui ont eu du goût, du génie, du panache... À commencer par nos rois. De Charles VII à Henri III, neuf d’entre eux y ont établi leur cour.
Dans les châteaux de la Loire, les derniers Valois célébrèrent avec faste les noces de la Renaissance et du goût français. Chambord, ville suspendue à ses 365 clochetons, cheminées et fenêtres ; Chenonceau, château des Dames par excellence, gracieux château-pont sur le Cher ; Blois et son Moyen Âge revu par la Renaissance ; le palais d’Amboise hissé sur ses remparts. Tous les 20 km, un nouveau miracle apparaît. Et sa grâce rejaillit sur toute la campagne.
Depuis 2000, le Val de Loire, entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, en Anjou, est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Chenonceau

Carte d'identité des Châteaux de la Loire

 

Superficie : 39 151 km² (7,2 % de la France métropolitaine).
Population : 2 520 000 habitants (4,1 % de la population métropolitaine).
Densité de population : en moyenne 65 hab./km².
Préfecture régionale : Orléans.
Population active : 1 050 314 personnes.
Taux de chômage : 8,7 % (France : 9,4 %).
Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le Val de Loire entre Sully-sur-Loire (Loiret) et Chalonnes (Maine-et-Loire), inscrit en 2000 ; la cathédrale de Chartres, inscrite en 1979 (modification en 2009) ; la cathédrale Saint-Étienne de Bourges, inscrite en 1992 ; et la basilique Saint-Étienne de Neuvy-Saint-Sépulchre, ancienne collégiale Saint-Jacques (XIe et XIIe siècle), classée au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre du rôle historique qu’elle joue depuis le Moyen Âge dans le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Chateau de Langeais

Eure-et-Loir

Superficie : 5 930 km².
Population : 425 500 habitants.
Préfecture : Chartres (39 120 habitants).
Sous-préfectures : Dreux (30 700 habitants), Châteaudun (13 900 habitants), Nogent-le-Rotrou (11 120 habitants).
Densité : 72 hab./km².
Économie : outre sa tradition agricole, le département abrite plusieurs pôles industriels (cosmétique avec Cosmetic Valley, depuis que Guerlain s'y est implanté ; pharmaceutique avec Polepharma ; bois et ameublement ; caoutchouc et dérivés avec Élastopole).

Chateau d'Azay le Rideau

Indre-et-Loire (Touraine)

Superficie : 6 127 km².
Population : 588 500 habitants.
Préfecture : Tours.
Sous-préfectures : Chinon, Loches.
Taux de chômage : 8,5 %. 
Un réseau hydrographique exceptionnel : quelque 35 cours d'eau, Loire incluse, parcourent le département en tous sens.

Chateau de Gien

Loir-et-Cher

Superficie : 6 343 km².
Population : 335 750 habitants.
Préfecture : Blois.
Sous-préfecture : Romorantin-Lanthenay.
Taux de chômage : 8,5 %.

Chateau de Cheverny

Loiret

Superficie : 6 813 km².
Population : 618 130 habitants.
Préfecture : Orléans (117 830 habitants).
Sous-préfectures : Montargis, Pithiviers.
Quelques chiffres : la Loire traverse le département sur près de 120 km ; son affluent, le Loiret, n’est long que de 13 km ; le département présente une superficie agricole de 4 127 km² (soit 60 % du territoire) ; il tient la huitième place des départements français qui comptent le plus de randonneurs affiliés. La forêt domaniale d’Orléans est la plus étendue de toute la métropole.

Chateau du Pin

 

Activités

 

La Loire à vélo

Voilà que l'ambitieux projet d'aménagement d'itinéraires cyclables le long du dernier fleuve sauvage d'Europe se termine. Ce sont quelque 52 millions d'euros qui auront été investis par les régions Centre et Pays de la Loire, par les départements et les agglomérations pour aménager et signaliser 800 km de voies cyclables (dont d'anciens chemins de halage) sur un trajet qui fut longtemps emprunté par les mariniers qui remontaient le fleuve avec toues et gabares, du port de Nantes à Orléans. 
Cette véloroute permet de découvrir le Val de Loire, territoire inscrit depuis 2000 au Patrimoine mondial de l'Unesco au titre des paysages culturels vivants. Alors, pourquoi ne pas enfourcher la petite reine le long de ces chemins sécurisés et jalonnés ? 
Par ailleurs, « La Loire à vélo » s’inscrit dans un projet encore plus grand : l’« Eurovélo6 » qui relie l’océan Atlantique à la mer Noire sur près de 3 600 km ! Douze itinéraires vous sont conseillés, mais aussi des étapes pique, des hébergements, des restaurants...

La Loire à vélo

Rêve de châteaux

Dix siècles ont laissé ici leur empreinte dans la pierre. Le tuffeau s'est taillé un empire de plus d'un millier de castels, manoirs et autres gentilhommières de caractère, comme on dit, lorsque le temps commence à faire son œuvre.
Dans l'ombre des châteaux stars que sont Chenonceau (autour de 850 000 visiteurs chaque année !), Chambord, Blois, Amboise, Villandry (350 000 visiteurs annuels !), Langeais, Loches ou Chinon, combien de beaux édifices en plus ou moins bon état à découvrir ? 
Eh oui, les temps ont changé, et sont devenus durs pour la majeure partie des châtelains qui, pour sauvegarder l'héritage familial, ont appris non seulement à jongler avec les régimes fiscaux, mais aussi àbaisser leurs ponts-levis ! Bienvenue aux roturiers... Du duc de Luynes aux princes de Broglie, nombre d'aristocrates se sont en effet résignés à accueillir chez eux des citoyens n'ayant pas la moindre bribe de parenté avec les 40 rois qui ont fait la France. Depuis, maints « petits châteaux » ont ouvert leurs grilles avec succès, la visite de vieilles pierres privées étant devenue une pratique culturelle en vogue.
Mais à force de passer devant des lits à baldaquin, on finit par avoir envie de s'allonger dessus. Un fantasme qu'ont compris certains châtelains. Les hôteliers de profession ont profité de l'aubaine, particulièrement en Touraine, où les châteaux-hôtels et les châteaux d'hôtes ont fleuri à tout vent. On jouit d'autant mieux de la vie de château qu'on n'a pas à entretenir la toiture.

Chateau de Blois

Activités de plein air dans le Loiret

Les randonneurs se promènent sur les 4 600 km de sentiers balisés du département, détaillés sur des livrets disponibles auprès des offices de tourisme. 
Amis cyclistes, à vous les départementales des bords de Loire, pistes cyclables aménagées à travers bois et forêts, ainsi que les sorties organisées toute l'année par le comité départemental de cyclotourisme. 
Et pour ceux qui voudraient taquiner le poisson, brochets et anguilles d'une quarantaine de cours d'eau et de plus de 70 plans d'eau redoutent déjà les pêcheurs
Huit golfs et une petite cinquantaine de centres équestres viennent compléter l’offre sur le département pendant que les kayakistesdescendent la Loire ou le Loing. Plus reposant, en famille ou entre amis, on navigue en bateau sans permis le long du canal latéral à la Loire, de Briare, du Nivernais ou du Loing. 
Dans les airs, on survole en hélicoptère Sully-sur-Loire et son château, la Sologne en montgolfière ou les îles de la Loire en ULM. 
Pays de chasseurs, certains courent après le gibier quand d’autres partent à l’automne à l’écoute du brame du cerf.

Chateau de Villandry

Sur les routes du Loiret

Baigné par l'histoire, un riche patrimoine et un territoire agricole, le Loiret est traversé par des routes touristiques qui se souviennent deJeanne d'Arc (Orléans, Chécy, Beaugency...), Jacques Cœur (La Bussière, Gien...) et des grandes figures royales de France le long de la vallée des Rois (châteaux des bords de Loire). 
Du côté de la Beauce, c'est la route du Blé qui vient couvrir le nord du Loiret et proposer ses nombreuses animations (voir la brochure Les Week-ends de la route du Blé en Beauce). Autour de Gien, c'est un petit circuit viticole qui permet d'aller à la rencontre des producteurs de vins des coteaux du Giennois. Bonne route ! 

Chateau d'Amboise

De parcs en jardins dans le Loiret

Jardins de roses, parcs de bruyères ou de houx, potagers fleuris... avec une quinzaine de jardins ouverts au public, le Loiret ravit les amateurs de collections d’arbres et de plantes. L’arboretum des Barres, le jardin de Roquelin, des Grandes Bruyères, des Prés des Culands, de la Javelière (tous classés « Jardin remarquable »), ne sont que quelques-uns de ces sites botaniques reconnus dans toute l’Europe. Le parc floral de La Source, l’un des plus grands du pays, reste le fleuron de la région avec sa collection de plus de 1 000 variétés d’iris. 
Plusieurs brochures sont disponibles auprès des accueils touristiques, et de nombreuses rencontres thématiques sont organisées tout au long de l’année.

Château de Chinon

 

Culture et Traditions

 

La batellerie de Loire

Pas possible que ce fleuve, le plus long de France, jadis axe commercial majeur du pays, ne soit guère plus qu'un monument historique destiné à « faire beau » et à refroidir les centrales nucléaires. 
Alors que les gestes anciens étaient presque oubliés, quelques nostalgiques ont donc remis ça au goût du jour. Quelques années ont suffi pour qu'une petite communauté naisse en vue de redonner vie à cette « rivière de Loire », une soixantaine de beaux bateaux en boisse donnant aujourd'hui en spectacle de Nantes à Saumur et de Tours à Briare.
Et pourtant, que de gabares, chalands, sapines, futreaux et autres coches d'eau il y a un siècle et demi, quand les bateliers y transportaient les matériaux de construction, le bois, le charbon, les étoffes, le sel, le foin... mais aussi le vin et des chansons !
Le long de la Loire, plusieurs occasions de faire une balade à bord d'un bateau traditionnel. Embarquez à Chaumont-sur-Loire, à Châteauneuf-sur-Loire, à Orléans, à Blois, à Amboise (reportez-vous aux chapitres concernés)... Ou assistez à l'un des festivals qui ressuscitent l'âge d'or de la batellerie : le festival de Loire à Orléans, qui a lieu fin septembre (années impaires), Tours sur Loire en été...

Batellerie de Loire

Moulins de Beauce

À défaut d'avoir un grand attrait touristique, la Beauce a au moins deux richesses : la qualité de sa terre, propice à la culture céréalière, dont le pain fut chez nous la base de l'alimentation, et le vent. Ça tombait bien, car pour moudre le grain qu'elle produisait à perte de vue il fallait bien des moulins ! Et comme l'eau n'était pas son fort, on opta pour le moulin à vent. 
En Beauce - Loiret, Loir-et-Cher, Eure-et-Loir confondus -, le premier des moulins à vent fut, et reste le plus répandu, le moulin-pivot. On le reconnaît à sa tourelle carrée en bois montée sur un socle en dur d'un seul tenant, coiffé d'un chapeau conique. On peut en voir des exemples et les visiter à Chapelon, près de Montargis ou à Ymonville en Eure-et-Loir. Parfois, on rencontre des variantes : au lieu de reposer sur un socle d'un seul tenant, la tour est supportée par quatre ou plusieurs énormes madriers. Les ailes sont composées de deux axes, qui en se croisant forment quatre pales.
Au XIXe siècle le moulin-pivot, assez fragile, est remplacé par lemoulin-tour, comme celui d'Artenay au nord d'Orléans. En pierre, ou brique et pierre, il est coiffé d'un toit pivotant sur lequel sont fixées les ailes. 
Enfin, on rencontre aussi parfois le moulin-cavier, plus fréquent en Anjou. Contrairement au moulin-pivot, ici le socle est plus élevé, telle une tour conique, qui abrite le mécanisme, et la tourelle en bois réduite à une sorte de cabine pivotante, la hucherolle. Si vous empruntez la route qui longe la rive gauche de la Loire, profitez-en pour visiter celui de Saint-Laurent-Nouan, entre Cléry et Chambord. 
Le moulin à eau, quant à lui, n'est possible que près des cours d'eau mais dont la Beauce n'est pas riche.

moulin de beauce

 

Histoire

 

51 après J.-C. : la tribu gauloise des Andes (sic !) est écrasée par les Romains près de Saumur. Les débuts de la colonisation romaine rattachent la région à la Gaule lyonnaise. Création de Nantes et Angers sur d'anciens sites celtes. La région exporte dans tout l'empire : blé, vins, salaisons, poteries d'Angers, etc.
Ve-VIIe siècle : la région reçoit sa part d'invasions. Après les Vandales, les Huns chevauchent jusqu'à Orléans où ils sont stoppés net. Mais la frontière de Loire ne cesse d'être disputée entre Francs, Aquitains et Bretons. En 732, Charles Martel repousse les Sarrasins entre Tours et Poitiers, assurant du même coup la promotion de sa descendance : les Carolingiens.
Xe-XIe siècle : on respire. Défrichements intensifs et resserrement du maillage féodal. Beaugency et Romorantin émergent, Tours élargit son enceinte, Orléans devient ville royale. Les marchands s'activent sur la Loire. Fondation des grandes abbayes et collégiales : Saint-Benoît-sur-Loire, Saint-Martin de Tours, Saint-Aignan d'Orléans.
XIIe-XIIIe siècle : le duché d'Anjou échoit aux Plantagenêts. La guerre de Cent Ans va commencer. Battu par Richard Cœur de Lion, Philippe Auguste élimine son successeur Jean sans Terre : Touraine et Berry sont rattachés au domaine royal. Prudent, Philippe Auguste dote Bourges d'une grosse tour qui surveille la région.
XVe siècle : la « reconquista » française s'élance des pays de Loire. Laissant le tremblant dauphin Charles à Loches, Jeanne part délivrer Orléans et monte à la conquête de Paris. Victorieux, Charles VII ne quitte pourtant pas la Loire. Ses successeurs l'imiteront pendant plus de deux siècles.
XVIe siècle : guerres de Religion. Après une Saint-Barthélemy féroce à Orléans, les huguenots de Condé prennent la ville. Retour de bâton avec la constitution de la Sainte Ligue dont le trop puissant chef, le duc de Guise, meurt assassiné par les tueurs d'Henri III.
XVIIIe siècle : prospérité relative. L'élevage se développe en Sologne et en Berry, la vigne monte à l'assaut des coteaux, Orléans et Montargis commencent à filer le coton. Les canaux de Briare et d'Orléans prolongent l'activité de la Loire. Le catholicisme est revenu en force. Pourtant, la région se rallie au jansénisme, puis aux Lumières. 1789 y est bien accueilli, mais 1793 inquiète.
XIXe et XXe siècles : lent déclin des industries en Touraine et dans l'Orléanais. Mais les Pays de la Loire, ligne naturelle de repli face aux invasions, retrouvent leur importance stratégique.
1960 :
 union de la Touraine, de l'Orléanais et du Berry au sein de la région Centre, pendant que l'Anjou et la basse Loire rejoignent, avec Sarthe, Mayenne et Vendée, la région des Pays de la Loire.
1994 : la région Centre vote pour un nouveau nom « Centre-Val de Loire ». Mais la région voisine, le Pays de la Loire, s'oppose au changement de nom, qui est alors interdit par la loi.
2000 : le Val de Loire, de Sully à l'est d'Orléans à Chalonnes-sur-Loire à l'ouest d'Angers, est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco sur 280 km.
2005 : pour favoriser l’égalité des chances, la région met en place le programme pilote ordi-Centre. L’université met gratuitement des ordinateurs portables à disposition des étudiants dès la 1re année. Ils peuvent être par la suite rendus ou vendus à des prix très abordables.
2010 : après expertise d'identification les ossements de Diane de Poitiers trouvent enfin place dans le tombeau qui lui était destiné au château d'Anet en Eure-et-Loir.
2012 : l’arrivée des pandas de Chine au ZooParc de Beauval causera toute l’année des embouteillages monstres dans la petite ville de Saint-Aignan.

La vallée des Rois

Succédant à la dynastie des Capétiens directs, la dynastie des Valois régna sur la France de 1328 à 1589. Elle débute avec Philippe VI, neveu de Philippe IV le Bel, mort sans descendance mâle. Une dynastie qui connaîtra d'importants troubles : guerre de Cent Ans, folie du roi Charles VI, guerre civile Armagnacs-Bourguignons... 
Désigné comme successeur par son cousin le roi Henri III, le roi de Navarre monte sur le trône, sous le nom d'Henri IV, après avoir abjuré le protestantisme. C'est le début de la dynastie des Bourbons. 
Quoique Paris soit naturellement la capitale, c'est à Versailles que Louis XIV a sa cour. C'est que Paris est un séjour à risques : il y a eu la Fronde, et, avant ça, l'insurrection d'Étienne Marcel et le choix du parti anglais, sans parler de la guerre de Cent Ans, quand les Anglais n'étaient qu'à quelques jours de marche de Paris. C'est ainsi que, privé de la moitié de son royaume, le futur Charles VII s'était replié sur la Loire. 
Son fils Louis XI, « l'universelle araignée », campe sur Loches et Plessis-lès-Tours, près de Tours, où il mourra. Même mort, il s'accroche au fleuve en s'offrant un tombeau à Notre-Dame-de-Cléry. 
Charles VIII (il régnera, à la mort de son père, de 1483 à 1498) revient de sa campagne d'Italie, avec la Renaissance dans ses bagages. Bonne raison d'embellir le château d'Amboise. Le lieu qui l'avait vu naître finira par le tuer d'un traumatisme crânien, après qu'il se fut cogné le front au linteau d'une porte. 
Refroidi, son successeur Louis XII prend Blois pour résidence. Il rebâtit le château, y installe Anne de Bretagne et leurs quatre enfants. 
François Ier, lui, inaugure le siècle des rois voyageurs. Les derniers Valois étaient des SDF de luxe, qui passaient d'un château à l'autre suivant les saisons et les invitations, traînant derrière eux leurs meubles, leur vaisselle et leur cour. François Ier embellit donc au passage Amboise et Blois, en attendant la réalisation de son grand projet, Chambord, pour lequel il a convoqué artisans et maîtres italiens sous la direction de Léonard de Vinci. Même Charles Quint, qui passait par là, en reste baba. Mais François Ier meurt et Chambord n'est pas achevé. 
Alors, tout s'accélère. Son successeur Henri II, qui avait installé Diane de Poitiers à Chenonceau, reçoit une lance dans l'œil au cours d'un tournoi. 
Sous l'influence des Guise et de Catherine de Médicis, sa mère,Charles IX ordonne le massacre des protestants lors de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Il meurt 2 ans plus tard. 
Le nouveau roi, Henri III, a peur des Guise. C'est au château de Blois qu'il fait trucider le duc de Guise. Il meurt lui-même assassiné. 
Le dernier Valois est aussi le dernier roi de la Loire. Henri IV de Bourbon, son successeur, s'établira dans la capitale sur cette phrase historique : « Paris vaut bien une messe. »

 

Géographie

 

Au commencement était le Sancerrois que domine, du haut de sa colline inspirée, le bourg de Sancerre. En fait, c'est le Berry, un plateau bas et bosselé, une terre pingre où les petites routes se perdent entre les haies. Plus à l'ouest, le pays Fort assure la transition avec la Sologne. Encore un bout de Berry, enclavé cette fois, distribuant sur ses ondulations forêts et pacages à moutons. 
Si l'on suit le cours de la Loire, par sa rive gauche on pénètre dans la région des châteaux par la Sologne, la région des taillis et des étangs que prolonge, de l'autre côté, la forêt d'Orléans. Ici, pas de bourg, seulement quelques villages, sur les routes droites bordées de barbelés. 
Et la rive droite ? Juste avant Orléans, c'est le Gâtinais, un plateau humide et bien arrosé tourné vers Paris. Plus à l'ouest ce sont les vastes étendues céréalières de Beauce, piquées d'éoliennes, et qui viennent embrasser les méandres des verdoyantes vallées du Loir et de l'Eure. Encore plus loin, aux confins de la Normandie et de l'Anjou, ce sont les collines bocagères du Perche eurélien et du Vendômois. 
D'Orléans à Blois, revoici la Loire en sa vallée : les sols riches de l'Orléanais, mieux ouverts aux influences océaniques, ne sont qu'un tapis de vignes, de potagers et de jardins. De Blois à Amboise, le plateau fait place à des coteaux calcaires. 
Enfin, Tours ouvre grand les portes de la Touraine, ce « jardin de la France », pays béni de l'harmonie : l'air est tiède, la lumière diffuse, les gens candides et bienveillants.

Sancerrois

La Loire, un fleuve lunatique

Tributaire des climats du Massif central, la Loire des débits ordinaires accuse des amplitudes de 1 à 6. Un hiver, elle déverse dans l'océan 50 m3 par seconde, un printemps, elle pousse à 9 000. 
À force de voir l'Orléanais et la Touraine dévastés par les crues tous les 10 ans, on rêva d'apprivoiser le monstre. Mais le danger demeure. C'est pourquoi les élus locaux ont soumis au gouvernement un projet de régulation du fleuve au moyen de quatre nouveaux barrages. 
Mais voilà, les écolos de tous les pays s'unissent pour crier au scandale. Regroupés dans l'association Loire vivante, ces croisés de la nature dénoncent le génocide d'une faune ultra riche (où le saumon a fait son grand retour parmi d'autres poissons migrateurs, comme les anguilles et les lamproies), l'outrage fait à la flore des berges, nourrie par un microclimat amazonien unique en Europe, les dommages indicibles infligés à la faune aquatique, hérons, sarcelles et poules d'eau... 
Pour eux, la solution idéale consisterait à détecter les crues à tempspour évacuer les populations. Jusqu'ici, le barrage des Verts s'est montré efficace, mais les ministères hésitent encore à fortifier ce microcosme aux dépens des paysans riverains qui se sont escrimés à le faire vivre.

Habitat

Le tuffeau de la Loire et de ses affluents est un calcaire bien pratique. On en fait des pierres à bâtir, toutes blanches. Et quand la carrière s'épuise, on vient y creuser son trou. Humide et sombre, mais pas cher... Été comme hiver, il y fait 14 °C, et s'il manque un meuble, on le taille dans le rocher : four, pétrin, pressoir, chapelle, pigeonnier, éventuellement le luxe d'une façade. 
Ni bois ni pierres, ni tuiles ni ardoises... : le troglodyte (celui qui habite un « troglo ») enlève sans arrêt de la matière. Jusqu'au XVIe siècle, on s'entasse dans la même paroi, toutes classes confondues, sur plusieurs niveaux reliés par des ruelles ou des escaliers. Ces villages abondent en Vendômois (Trôo, Gué-du-Loir, Les Roches-l'Évêque) et en Touraine (Chinon, Rochecorbon, Villaines-les-Rochers, qui reste habité, et bien d'autres). 
Mais le XVIIe siècle a changé les normes du confort : on laisse ces « caves demeurantes » (ces « antres », disait Ronsard) aux pauvres. Les villageois du XIXe siècle ne s'en serviront plus que comme ateliers, chais ou appentis. 
En Sologne, les maisons, très modestes, étaient petites et basses, construites en torchis et en bois, avec un toit de chaume pentu. En ville, elles étaient toutes bâties sur le même modèle (seul signe distinctif : la manière de fabriquer les corniches). L'apparition de la brique industrielle (milieu du XIXe siècle) bouleversa cet équilibre.
Dans le Perche eurélien, les maisons sont souvent construites en torchis, en brique, ou soulignées de brique, en moellons de silex jointés, ou crépis, avec un mélange à base d'argile. C'est l'oxyde de fer contenu dans l'argile local qui donne aux façades cette couleur rosée. Dans la campagne, les fermes sont de type allongé, d'où leur nom de « longère ».
Deux architectures cohabitent dans le Berry, celle des châteaux et celle des maisons traditionnelles. Les châteaux, ainsi que les belles demeures berrichonnes, étaient construits en grès rose, en calcaire et en granit extraits de diverses carrières de la Champagne berrichonne ou de la région de Crevant. La maison traditionnelle est, quant à elle, surtout construite à partir de brique rouge, de torchis et de pisé (terre crue). 
Partout, on peut également remarquer les toits de petites tuiles de pays, très caractéristiques de la région.

 

Ballades et Randonnées

 

 
1

A travers le temps D'Anet à Rouvres

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme amis d'anet

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Découvrez les cadrans solaires d'Anet à Rouvres. Suivons le cours de la verdoyante et sinueuse Vesgre, jusqu'à l'église de Rouvres. Ce parcours relativement réduit, nous donne la chance de pouvoir découvrir pratiquement en totalité tous les types de cadrans solaires utilisés pour nous indiquer l'écoulement des heures"¦

13.8 km

 
 
 
 
2

De ville en îles, balade à travers les âges

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme - SOLOGNE, côté sud

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une promenade à travers les différents patrimoines de la capitale de la SOLOGNE, de la Renaissance à la révolution industrielle, par les rues, ruelles et chemins, entre châteaux, belles demeures, moulins, parcs et jardins, soyez surpris ! Ce parcours de moins de 4 km et sans dénivelé est idéal conçus pour une balade en famille.

3.0 km

 
 
3

Decouverte d'Anet, Saussay, Sorel Moussel et la forêt de Dreux

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Ce parcours traverse le charmant village de Saussay pour vous mener vers le château de Sorel-Moussel en lisière de forêt. Une fois dans la Forêt domaniale de Dreux, vous decouvrirez les ruines du château de la Robertière ainsi que le Pavillon octogonal.

22.9 km

 
 
 
 
4

Entre Forêt et Manoirs, sur le chemin des Barres

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme - SOLOGNE, côté sud

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Au départ de la Cité Médiévale de Mennetou sur Cher, partez pour une visite complète du patrimoine de la SOLOGNE, côté sud. Votre voyage commence au beau milieu de 2 cours d'eau, entre les plaines fertiles du Val de Cher riches d'une flore variée et délicate. Les coteaux argileux vous mèneront vers la forêt Solognote, ses clairières et ses manoirs à la rencontre d'une faune discrète mais bien présente. Vous finirez par un superbe panorama sur la vallée du Cher et les ruelles...

11.9 km

 
 
 
5

Découverte d'Anet, Ivry la Bataille, Ezy-sur-Eure et Saussay

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme amis d'anet

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Revivez l'histoire de France à travers un parcours ludique depuis le Château d'Anet, illustre demeure de type Renaissance appartenant à Diane de Poitiers, favorite du Roi Henri II. Vous découvrirez les ruines du Château médiéval d'Ivry la Bataille, théâtre d'affrontements opposants le Roi Henri IV et la Ligue catholique le 14 Mars 1590. Chaque campagne de fouille au mois d'Août ravive l'intérêt archéologique et historique de cet édifice.

Le GR22 et la Vallée aux orchidées

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme amis d'anet

 
 
 
 
 
 

Randonnée pédestre de 10 km empruntant un tronçon du GR22. Découvrez la Vallée des Cailles, espace naturel de part la nature de son sol calcaire qui favorise la prolifération d'orchidées sauvages pendant les mois de Mai et Juin.

10.3 km

 
 
2

Entre Berry et Sologne

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme - SOLOGNE, côté sud

 
 
 
 
 
 

Au départ de la cité médiévale de Mennetou/Cher, balade à vélo en famille, entre amis, à deux pour découvrir le patrimoine bâti, paysager et vernaculaire de la Sologne, côté sud. Des forêts de Sologne aux plaines de la Champagne Berrichonne, patrimoine Médiéval et Renaissance côtoient les manoirs 18ème, les puis et fontaines de dévotion.

22.1 km

 
 
 
3

Découverte d'Anet, La Chaussée d'Ivry, Guainville, Gilles et Oulins

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de tourisme amis d'anet

 
 
 
 
 
 

Partez à la découverte des vestiges du Château médiéval de Guainville. Un parcours sportif de 25km à fort dénivelé.

24.5 km

 
 
 
4

Circuit "Chemin de Beauval"

Catégorie : Circuit touristique Auteur : Office de Tourisme Val de Cher Saint-Aignan

Circuit de 13 km au départ du centre-vile de Saint-Aignan et empruntant une partie du GR41.

 

 

Itinéraires conseillés.

 

Vallée de la Loire

  • Blois : le château, la maison de la magie Robert-Houdin, les vieux quartiers.
  • Le château de Chambord et le parc.
  • Le château de Cheverny et le château de Beauregard.
  • Chaumont-sur-Loire : le château et les jardins.

Vendômois

  • Vendôme
  • Lavardin
  • Les grottes de Trôo

Orléanais

  • Le val de Loire, de Beaugency à Orléans : Beaugency, Meung et son château, la basilique Notre-Dame à Cléry-Saint-André.
  • Orléans : cathédrale Sainte-Croix, musée des Beaux-Arts, hôtel Cabu, maison de Jeanne-d'Arc, centre Charles-Péguy, muséum des sciences naturelles, parc floral de la Source.
  • Autour d'Orléans : Olivet et les bords du Loiret, château de Chamerolles, Combreux et la forêt d'Orléans, Sully-sur-Loire, Gien et son château.

Touraine

  • Tours : cathédrale Saint-Gatien, musée des Beaux-Arts, musée du Compagnonnage, manufacture Le Manach, le centre autour de la place Plumereau.
  • La vallée de la Loire, de Tours à Amboise.
  • Chenonceau et son château.
  • Azay-le-Rideau.
  • Chinon, Bourgueuil et les vignobles.

La Touraine, de Villandry à Saint-Nicolas-de-Bourgueil

Ce parcours vous conduira des bords de la Loire à ceux de l'Indreet de la Vienne jusqu'aux confins du Saumurois et de l'Anjou.

À chaque étape, des châteaux qui parlent du Moyen Âge ou de la Renaissance, des souvenirs littéraires, de Rabelais à Balzac.

La vigne est ici chez elle, même si elle abandonne parfois le terrain aux vergers et aux peupleraies, aux céréales ou à de vastes forêts. Si elle a rarement les pieds dans l'eau, préférant les terrasses graveleuses et les coteaux, elle n'est guère éloignée des fleuves. Elle se plaît aussi sur les sols de tuffeau. Ce tendre calcaire, percé jadis de carrières et d'habitations troglodytiques, a légué sa blancheur aux châteaux et aux maisons traditionnelles coiffées d'ardoises.

Les anciennes galeries creusées dans la roche sont devenues des caves au fil des siècles.

Les petites propriétés viticoles sont ici légion, plus rares les coopératives. On produit des touraine blancs, rouges et rosés. Autour de Chinon, Bourgueil et Saint-Nicolas, le cabernet franc, appelé ici breton, est roi, même si l'on trouve quelques chinon blancs. Des vins à marier à une cuisine tourangelle riche en charcuteries, en volailles et en poissons de rivière, sans oublier le chèvre AOC de Sainte-Maure de Touraine.

Étapes

  • Villandry
  • Langeais
  • Azay-le-Rideau
  • Rigny-Ussé
  • Chinon
  • Seuilly
  • Savigny-en-Véron
  • Restigné
  • Bourgueil
  • Saint-Nicolas-de-Bourgueil

 

Cuisine & Boissons

 

Spécialités gastronomiques

Le secret de ce pays de cocagne, c'est la Loire et l'important maillage hydrographique qui l'abreuve. Un fleuve qui regorge de poissons, bordé par des vallées riches en légumes et par des coteaux où prospèrent les petits vins frais. Centre géographique et sentimental de la France, la région peut aussi compter sur les blés de la Beauce, le gibier de Sologne et l'élevage berrichon.
Il s'ensuit une cuisine délicate et polymorphe qui mêle matelotes et pâtés de gibier, andouillettes et feuilletages, chapons et pithiviers, fromages et friandises, et, par-dessus tant de bienfaits, les meilleurs fruits de la terre. Une cuisine de cœur et de raison, qui fleure bon la campagne civilisée.

Agneau sous la mère de Touraine : nourri au lait maternel pendant 2 mois, la qualité de sa viande est reconnue par un Label Rouge.
Asperge d'Argenteuil : cette solide espèce a proliféré dans le Val de Loire où on la consomme en soufflé, en omelette et même en mouillette pour les œufs à la coque. 
Carpe farcie : le rituel de la carpe farcie se pratiquait pour Carnaval, fêté dignement avec ce poisson de la Brenne.
Cochelin : une spécialité pâtissière datant du Moyen Âge et que les pâtissiers chartrains ont remis à la mode. En forme de personnage, ou d'animal, c'est un petit biscuit feuilleté fourré ou nature que l'on offrait aux enfants au Nouvel An. 
Fouace : petit pain creux, chaud, de rillettes, de beurre persillé ou de fromage de chèvre. 
Fromages de chèvre : les plus célèbres de la région sont le crottin de Chavignol, le sainte-maure-de-touraine et le selles-sur-cher, désormais AOP.
Le crottin de Chavignol est d'abord conçu pour accompagner les vins de Sancerre. Ce fromage très fin a fait le tour de la France. Le selles-sur-cher est un chèvre solognot de forme ronde, cendré au charbon de bois. Durant les 3 semaines d'affinage, le charbon se laisse gagner par les moisissures pour prendre une couleur bleu foncé, voire noirâtre. 
Quant au sainte-maure, il est de forme tronconique, traversé par une paille de seigle attestant l'origine de fabrication. Sa pâte est onctueuse.
Madeleine : à Illiers-Combray, la tante Léonie de Proust en raffolait. Ce biscuit est moulé en forme de coquille Saint-Jacques pour rappeler que le bourg se trouvait sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Mentchikoff : cette confiserie est une spécialité chartraine. Elle est composée d'un « noyau », mélange de chocolat praliné-noisette, enrobé d'une fine couche de meringue suisse (blanc d'œuf battu en neige et sucre glace). 
Miel du Gâtinais : après la disparition des fleurs de sainfoin, les abeilles du Gâtinais ont reporté leur ouvrage sur les champs de colza et de tournesol, sans que leur miel y perde en douceur et en finesse. 
Pâté au biquion : ce solide pâté tourangeau enferme dans un feuilletage un mélange de porc, de veau et de chevreau haché avec de l'oignon et du persil. 
Pâté de Chartres : spécialité de Chartres depuis 3 siècles, à l'origine en période de chasse. C'est un pâté en croûte (ou en terrine) composé de morceaux de perdreau, ou de guignard, un oiseau répandu en Beauce, de foie gras et de truffes. Aujourd'hui, on en trouve toute l'année. 
Pithiviers : cette grosse pâtisserie de l'Orléanais (née à Pithiviers) est une sorte de galette des rois, feuilletée et fourrée d'une crème aux amandes. Une autre version existe avec des fruits confits et du sucre glace. 
Poissons au beurre blanc : angevine ou nantaise, cette préparation célébrissime n'est qu'une des multiples recettes de poisson qui ont germé sur les bords de Loire. 
Pot-au-feu du braconnier : il n'y avait que des Solognots pour inventer ce lapin de garenne mijoté en marmite avec des lardons, sous un gros tas de légumes, et servi avec le foie poché. 
Praline : ministre de Louis XIII, le duc de Praslin, offrait aux dames de la Cour une friandise conçue par son officier de bouche : de délicieuses amandes grillées et caramélisées. 
Rillettes et rillons : la plus célèbre des charcuteries tourangelles sait se faire maigre (les bons artisans trient à la fourchette) et s'impose sur des vins de Loire. 
Tarte Tatin : les gourmands de passage en Sologne ne manquent pas le pèlerinage à Lamotte-Beuvron, la ville des sœurs Tatin.

Vins et alcools

Jadis modestes et charmants, les vins de la Loire ne cessent de prendre du galon. Ils comptent aujourd’hui 87 appellations dont 25 AOC dans la région Centre. Pas de resto parisien qui n’ait ses bourgueil, coteaux-du-layon, sancerre ou cheverny. Bien entendu, c’est sur place, à l’ombre de quelque tonnelle et à moindre prix, qu’il faut déguster ces petits vins frais, vifs et de bonne race.

C’est aussi l’occasion de s’intéresser au label « Vignobles et découvertes », lancé en 2010, qui valorise des destinations touristiques attachées à leur vignoble et soucieuses de le faire découvrir à travers des prestations de qualité, liées à l’œnotourisme (hébergement, restauration, dégustations, visites...). Le label est décerné pour 3 ans.
Dans le Routard Châteaux de la Loire (Touraine et Berry), sept destinations sont labellisées : Val de Loire-Amboise ; Val de Loire-Chenonceau ; Vallée du Loir ; Saumur, Val de Loire ; Vallée du Layon ; Chinon, Bourgueil, Azay et Muscadet, Loire, Océan.

Chinon : le cabernet-sauvignon et le cabernet franc font le bonheur de ces vins soyeux au parfum de violette, célébrés par Rabelais, aussi exquis à boire frais qu'impressionnants au bout de longues années de cave.
Coteaux-du-giennois : peu coûteux et agréables, ils sont AOC depuis 1998. Cultivés depuis les Romains sur un sol caillouteux et calcaires entre Cosne-sur-Loire et Gien. Les blancs secs de cépage sauvignon, aux arômes de fleurs blanches et d’agrumes accompagnent volontiers les poissons. Les rouges et rosés, assemblage de gamay et pinot noir, légers, ronds et frais en bouche, sont appréciés avec un fromage de chèvre de la région ou une savoureuse andouille de Jargeau.
Pouilly : des blancs issus de chasselas (désaltérants, légers et nerveux), et surtout du cépage blanc fumé (genre de sauvignon) qui leur doit en ce cas l'appellation de pouilly-fumé, à ne pas confondre avec le pouilly-fuissé, vin de Bourgogne surnommé « roi du Mâconnais ». Ces derniers sont des vins élégants, bien secs, avec du corps et de la rondeur. 
Orléans-cléry et vins d’Orléans : AOC. L’orléans blanc issu du noble cépage chardonnay est un vin sec fruité aux arômes de fleurs blanches et de bonbon anglais, parfait pour l’apéritif. L’orléans-cléry, issu du Cabernet, avec sa robe rouge aux parfums de fruits rouges, se marie à merveille avec le gibier de Sologne. L’orléans rouge, rond et gouleyant, issu du pinot noir et meunier, accompagne avec bonheur viandes blanches et volailles. Quant à l’orléans rosé, frais et désaltérant, c’est le compagnon idéal des barbecues.
Reuilly : cette petite appellation se partage entre des blancs (sauvignon de type sancerre), des rouges de pinot noir et des rosés de pinot gris. 
Sancerre : le sauvignon blanc peut faire des miracles de distinction et de finesse avec des vins fruités, bien secs, faciles à boire sur un poisson et des fromages de chèvre secs. Les meilleurs proviennent de Chavignol et de Bué. Mais le sancerre, c'est aussi des rouges issus de pinot noir qui sentent la Bourgogne, à boire frais et jeunes. 
Touraine : une appellation polymorphe, surtout marquée par les rouges, où le cheverny et le valençay tiennent le haut du pavé. Mais les touraines d'Azay-le-Rideau (blanc), du Noblé-Joué, d'Amboise et de Mesland (des rouges issus de cabernet et de gamay) séduisent également par leur légèreté. 
Valençay : les blancs allient la vivacité du cépage sauvignon au gras du chardonnay et possèdent un étonnant équilibre. Ils font merveille sur les crustacés, les poissons, et surtout le fromage de Valençay. Les rouges sont un assemblage de gamay, cabernet, côt et pinot noir, et laissent apparaître de délicates notes de fruits rouges. On les boit d'ailleurs dans leur prime jeunesse.
Vouvray : un grand mousseux à la robe dorée, qui existe aussi en version « tranquille », sec et surtout liquoreux, où les grands millésimes montrent une puissance d'arôme inimaginable après 40, 50 ou 60 ans.

- Sans oublier L’Eurélienne, une bière blanche, blonde, rousse et bientôt brune, au goût puissant, élaborée dans la région de Chartres par un agriculteur, Vincent Crosnier. Les céréales ajoutées aux 20 % de malt proviennent de son exploitation.

 

Chambord son et lumières