Bonjour, nous somme le 22/09/2017 02:05:51 Passez une agréable journée.

L'Océanie

paysage d'Océanie

L'Océanie est une vaste région regroupant des territoires situés dans l'océan Pacifique. Elle est l'un des sept continents (divisions traditionnelles des terres émergées de la planète).

Elle inclut l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Guinée et d'autres îles et archipels. L'Australie comprend l'essentiel de sa surface, et, alors que le reste de l'Océanie ne peut être traitée que comme un ensemble insulaire, la terre principale d'Australie peut quant à elle être considérée comme la plus petite des masses continentales.

Le néologisme français « Océanie » vient du mot « océan » : c'est un toponyme inventé en 1812 par le géographe français d'origine danoiseConrad Malte-Brun (1775-1826), qui a largement diffusé la vision d'un monde découpé en cinq « continents ». Le genre féminin s'accorde au genre des autres parties (Europe, Afrique...). L'adjectif et le substantif « océanien » apparaissent dès 1845, preuve du succès de cette invention

paysage d'océanie

L'Océanie est généralement décrite comme la région du monde qui se situe entre l'Asie du Sud-Est et l'Amérique du Sud. C'est l'une des raisons pour laquelle les géographes Antheaume et Bonnemaison ont décrit l'Océanie et plus généralement le bassin Pacifique comme un « espace gigogne »

« À travers l'évocation de traits significatifs de modernité et de tradition, des relations centre-périphérie à diverses échelles, l'aire du Pacifique apparait en fait comme un espace complexe à structure « gigogne », comme l'ont fort bien exprimé B. Antheaume et J. Bonnemaison, en 1988, dans leur Atlas du Pacifique : au plus large, le Bassin du Pacifique qui couvre 25 millions de km²; puis l'Asie-Pacifique incluant l'Océanie; enfin au cœur du dispositif les îles du Pacifique. Évidemment, cette nomenclature demande parfois à être précisée. Ainsi, la Nouvelle-Zélande est-elle la somme de deux grandes îles, mais reste "extérieure" au Pacifique insulaire, tout en accueillant une communauté polynésienne importante; La Papouasie-Nouvelle Guinée émarge, comme l'Australie, à la partie continentale de l'Océanie, mais peut-être incluse dans le Pacifique insulaire puisqu'elle participe, malgré sa masse, à la problématique des îles, au-delà par le fait que ses ressortissants émargent aux traditions mélanésiennes. »

— Évolution géopolitique et stratégique du Pacifique insulaire et de l'Australasie à l'orée du xxie siècle., J.P Doumenge dans Geostrategiques, avril 2001 - N° 4

Ces découpages reposent sur les stéréotypes raciaux et ethniques du xixe siècle européen et américain (peau noire versus peau cuivrée ; cheveux « crépus » ou « laineux » versus cheveux « ondulés » ; « cannibale mélanésien » versus « bon sauvage polynésien »…) et sont aujourd'hui dépassés, car non-scientifiques : c'est par tradition que les expressions « Mélanésie », « Micronésie » et « Polynésie » continuent d'être usitées et conservent dans le langage courant et aux yeux des populations concernées, une certaine valeur identitaire.

Dans les années 1970, les linguistes puis géographes, proposèrent de subdiviser dans leurs travaux scientifiques, l'Océanie en « Proche-Océanie » et « Lointaine-Océanie », la première accessible en gardant au moins une terre en vue, la seconde uniquement en navigation hauturière. Néanmoins là encore, ce nouveau découpage, basé sur des éléments d'histoire naturelle (tectonique des plaques) et de navigation, est loin de faire l'unanimité, notamment parmi les ethnologues.

Sans doute faut-il comprendre l'Océanie avant tout comme un continuum où depuis des siècles et bien avant le passage de premiers Européens, métissages et brassages culturels et linguistiques étaient la règle. Continuum qui n'interdit pas pour autant les ruptures et les isolements, qu'elles soient linguistiques entre langues austronésiennes et non austronésiennes ; géographiques entre le monde insulaire et les ensembles plus conséquents que représentent l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'île de Nouvelle-Guinée ; historico-linguistiques (issues du découpage colonial) entre une Océanie anglophone et une Océanie francophone, voire hispanophone avec l'île de Pâques ; économiques entre pays développés et des pays en développement ; politiques enfin entre pays indépendants et territoires sous tutelle (avec des statuts intermédiaires comme celui d'État souverain, mais associé à un autre plus puissant)…

Dans un autres ordre d'idées, le climat tropical parfois humide, parfois sec des pays océaniens vient avec une faune et une flore complètement distincte du continent asiatique. Les populations insulaires peuvent en effet jouir de plantes qu’on ne retrouve pas en Asie, comme la canne à sucre, l’igname ou le taro qui constituent d’ailleurs les aliments de base de cette région. On y retrouve également l’arbre à pain, le pandanus et le bananier, qui sont des plantes un peu plus répandues.

La faune sauvage est d’autant plus remarquable, car tout comme en Australie, les mammifères se font très rares dans les îles . Ce sont plutôt les marsupiaux qui y prédominent, ce qui fait qu’il n’y a pratiquement pas de grands prédateurs sur le territoire. De plus, il y a très peu d’animaux domesticables en Océanie, à l’exception des porcs et des moutons, qu’on élève pour en vendre la viande à l’étranger.

guerrier Maori